Mardi 11 mars 2008
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Je n'ai pas très envie de faire comme si tout allait bien, car c'est loin d'être le cas. Je vais pas bien. Humeur flagada,
grosse boule au ventre, grosses interrogations sur ma vie, mes envies, mon avenir...
C'est
complètement flippée que je vois les jours défiler jusqu'au 14. Je ne supporterais pas qu'il pleure, qu'il me supplie et je suis certaine que ça va être le cas, même si je suis certaine de
vouloir divorcer et que ça n'y changera rien. Mais le plus dur pour moi, c'est de me dire qu'un trait va être tiré sur 6 ans de ma vie en quelques minutes. Je n'arrive toujours pas à analyser
comment j'ai fait pour en arriver là, et c'est ce qui me freine pour avancer. Si je savais où j'ai merdé, pourquoi je n'ai pas vu plus tôt que ce n'était pas avec lui que je voulais faire ma vie
? Si j'avais une réponse à ça, je pense que je n'aurai pas aussi peur de l'avenir...
Je fais semblant de ne pas avoir de projet pour ne pas être déçue, mais au fond, oui j'ai envie d'avancer, de reconstruire une vie stable avec pourquoi pas la fondation d'une famille à la clé.
Mais je ne suis pas prête à ça pour le moment. Je ne sais pas si je serais prête un jour, prête à temps...
Bref tout ça en mode Brainstorming dans ma p'tite tête de mouette fait que je me suis effondrée comme une madeleine dans le train sur le chemin du retour. Et je ne parlerais même pas du moment où
je me suis retrouvée dans ma voiturette et que je suis tombée sur une musique que j'adore et que j'écoute quand je suis triste et rebelote, transformation en mode éponge...
SOIREE ABREGEE
Arrivée à bon port, histoire de bien finir ma journée, Zack a oublié de me laisser la clé dans notre plaque habituelle... Grrrrr donc je décide de l'attendre car
avec mes yeux en mode nemo, c'est pas trop le moment d'aller voir ses parents. 1/4 d'heure après il arrive enfin et un sentiment bizarre m'envahit. J'ai qu'une envie c'est de me jeter dans ses
bras en pleurant. Mais que ni ni, car Célia est trop fière pour ça. Donc elle ne le fait pas. Mais comme ça se voit que je vais pas bien j'anticipe tout de suite en lui disant que je sais pas ce
que j'ai, mais que j'ai pas le moral. Il tente d'approfondir la conversation, mais je fais comme si il n'y avait rien à rajouter. Au fond de moi, je n'ai qu'une envie c'est qu'il me pousse dans
mes retranchements pour que je lui dise véritablement ce qui ne va pas : mes doutes, mes craintes, mes angoisses. Mais aussi, j'ai besoin de lui dire que je n'ai pas confiance en lui en ce qui
concerne sa reprise d'héro et je reste persuadée qu'il n'a pas jeté la came qu'il a acheté vendredi... Enfin ce n'est pas par rapport à lui, mais plus par rapport à la tentation. J'ai bien
compris que s'il rechutait ce n'était pas pour me faire du mal, mais que c'était la tentaion qui était trop forte et que la moindre excuse serait bonne pour retomber dedans.
Alors histoire d'oublier au plus vite cette journée, je vais me coucher tôt. Et quand je dis tôt, même les poules ne me battent pas !
ET LE LENDEMAIN ?
Au réveil, je me sens mieux. Déjà plus reposée. Mais rapidement dans le train, la boule au ventre me tiraille encore et encore. Jusqu'à la reception d'un texto qui
confirme mes craintes : "Bonjour, j'espère que tu vas bien. J'ai une question que je n'arrive pas à garder pour moi. Est-ce que tu veux toujours divorcer
vendredi ? J'aimerai tant qu'on recommence tout à zéro... J'en dirai pas plus, tu me manques"...
LA SUITE C'EST ICI :-)
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