Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 14:36

Samedi était au programme encore une journée en belle-famille. Tant d'habitude cela ne me dérange pas, mais là, j'y suis vraiment allée à reculons, d'autant plus que ça fait le 2e samedi consécutif. Rendez-vous fixé à 12h30 a salle des fêtes d'un village des alentours, avec une cinquantaine d'invités et très peu que je connais...  Le but de cette petite fête était le retour de la famille venant de guadeloupe. Donc les mêmes têtes avec qui je n'avais pas du tout accroché le week-end précédent.


VIVE LES PHARMACIES FRANCAISES

Avant de nous rendre à ce repas familial, et comme nous étions déjà un peu à la bourre, j'ai proposé à Zack d'aller lui chercher ses médicaments. Un peu contraignant, il doit aller les chercher toutes les semaines. Histoire de ne pas revenir bredouilles, je pars avec sa carte vitale, sa pièce d'identité, sa carte bleue et l'ordonnance en question. D'habitude, il va à une pharmacie qui est située vers son médecin mais qui est à plus de 20 minutes de la maison. Et là, pas le temps, donc je tente une plus près, à 5 minutes. Je tombe sur une crétine, qui me fait tout un speetch, sur le fait que je dois aller à LA pharmacie où il a commencé son traitement et que je ne peux pas venir les médicaments à sa place. Je lui dis qu'elle peut appeler le médecin qui lui confirmera mon identité. "Non mademoiselle, je suis désolée, mais je ne peux vous délivrer ce traitement de substitution".Je boue, et finit par lui dire que je vais aller chez d'autres de ces confrères qui seront eux, surement plus compréhensif.
J'arrive donc à cette deuxième pharmacie, où je suis déjà allée chercher des médicaments pour moi. Je tombe sur un homme, la cinquantaine bien tassée. Je sors mon plus beau sourire, lui tend l'ordonnance avec la Carte Vitale de Zack et enchaine tout de suite sur
Moi (en mode mytho, mais pour la bonne cause) : Est-ce que je dois vous donner sa pièce d'identité ? Mon ami est malade et comme il est alité, j'ai demandé au médecin qui m'a dit que je pouvais venir récupérer ses médicaments à sa place sans problème, du moment que j'avais ses papiers.
Lui : Vous savez que vous devez aller à la même pharmacie que les précédentes fois.
Moi (la très sérieuse car c'est pas du mytho) : Ah bon ! Je suis étonnée car notre médecin nous avait dit que non et comme je ne voulais pas trop faire de route, je suis venu ici. Vous pouvez l'appeler si vous voulez, il vous confirmera que je suis bien la compagne de M. Zack.
Lui : Je vous demande un instant...
Là je poirote. Je sens que je vais m'énerver rapidement...
Lui : Vous avez une pièce d'identité ?
Moi : Vous pouvez voir que j'habite à la même adresse, et je suis déjà cliente chez vous.
Lui : Je ne vous trouve pas dans notre base...
Moi : Ah oui c'est parce que je n'avais pas modifié le nom de ma carte vitale qui est restée à mon ancien nom marital.
Lui : Divorcée à votre âge ?
Moi en mode killeuse : Mais vous êtes qui pour vous permettre de me juger monsieur ? Alors c'est soit vous faites votre métier et vous me délivrez les médicaments pour mon conjoint, soit vous arrêter de me faire perdre mon temps !

Bref, encore quelques prises de tête. Du coup, tout le monde autour de moi a su que j'étais venu chercher un traitement de substitution, et pour en finir, le connard en question m'a fait un sourire narquois en me disant "désolé, on n'a plus que le générique. Vous pensez que cela ne va pas trop perturber votre ami au moins ?". Conclusion, je suis partie furax, la pharmacienne qui tenait l'établissement m'a rattrapée alors que j'allais monter dans ma voiture, pour s'excuser. Je me suis contentée de lui dire qu'elle était responsable de l'attitude de ses employés et que je ne reviendrais plus chez elle, c'était certain...

PLANTONS LE DECOR DU REPAS

Une petite salle, non climatisée, avec un soleil de plomb cognant sur les fenêtres et une ambiance générale des plus froides. Ajouter à cela, un grand buffet froid (humm miam miam, ça c'était LE point positif !) et beaucoup trop d'alcool, et vous obtiendrez le décor de cette journée. Heureusement, nous sommes arrivés avec une heure de retard, pour malheureusement repartir sur les coup de 20h où nous en étions tout juste à l'étape café. Cette journée aurait pu bien se passer, si je n'avais pas prévu de n'y passer qu'une partie de l'après-midi et si Zack n'avait pas été aussi désagréable. Cela faisait longtemps qu'on avait pas passé un journée aussi désastreuse ensemble. Il a trouvé le moyen de me laisser seule pour aller acheter un paquet de cigarette et, de passer voir un de ses pseudo pote qui habitait juste en face du tabac. Du coup, bobonne s'est retrouvée en plan en mode "potiche de première" à faire en sorte que non, elle ne s'ennuyait pas du tout... Ajouter à cela le fait que mon Jules ait beaucoup bu, qu'il en est devenu des plus chiants et que je me suis pris une vague de réflexions à 2 balles pour rien. Histoire de passer le temps, je décide d'appeler les miens, histoire de prendre des nouvelles. Je ne sais pas si j'aurai du... Ma grand-mère devait faire des tests concernant sa thyroïde qui fait des siennes (un peu comme la mienne il y a quelques années de cela). Le médecin l'a appelé la veille à plus de 20h pour lui dire qu'il fallait qu'elle fasse des tests complémentaires pour voir si ce ne serait pas cancéreux. Autant dire que ça a un peu plomber mon humeur qui était déjà pas trop au beau fixe.
Conclusion, la journée se passa, durablement, mais passa quand même. Je pense que j'y réfléchirais à 2 fois quand Zack me proposera de me rendre à un repas familial, car son attitude m'a vraiment déçue. J'ai l'impression d'avoir entendu que des "excuse moi" ou des reproches non fondées.
Une fois que j'ai réussi à raisonné mon Jules sur le fait que l'heure de rentrer avait sonné, on a passé un trajet des plus morbides avec ces éternels "si t'en a marre à ce point de moi, autant se quitter". Oui c'est son grand jeu, lors des quelques fois où il a trop bu et que nous nous disputons à cause de ça, il me fait du chantage à la séparation. Je sais bien qu'il n'en est rien et que de toute façon, le lendemain tout ceci sera oublié, mais ça fait toujours mal.


SACREE SOIREE

On est arrivé chez nous, lui a pris une douche et s'est endormi en 5 minutes sur le canapé. Moi je voulais brandir le drapeau blanc, car les conflits, je n'aime pas trop ça et avec l'annonce de ma grand-mère, j'avais vraiment envie de dormir à côté de lui. Je suis allée le voir, lui ai fait un tendre baisé sur le front et lui ait demandé s'il voulait venir regarder un manga avec moi dans la chambre. Réponse : il m'a baragouiné que je ferais mieux de faire ma valise...
Pas rancunière la Célia, car au vu de l'haleine, elle sait que l'alcool y est pour beaucoup, elle ravale sa rancoeur, lui souhaite une bonne nuit et monte regarder, ou plutôt chouiner devant Nausicâa (trop triste ce film...). En plein milieu de ce visionnage, je suis redescendue mettre une couverture sur mon chéri qui ronflait comme un loir et je suis remontée pour finir de regarder mon film et entamer un gros dodo toute seule...
Sur les coups de 3h du mat, j'ai entendu que Zack s'était réveillé et avait allumé la télé. J'en ai profité pour aller prendre un médicament pour le mal de tête et les crampes...
Conclusion : mon homme m'a demandé avec un air de chien battu s'il pouvait venir dormir dans la chambre, il ne se souvenait pas de m'avoir dit de faire mes valises, et j'ai fini ma deuxième partie de nuit collée à lui.
Si c'est pas compliqué un mec, moi j'y connais rien !!! 
Je finirais juste par une phrase que m'a dit le père de Zack et qui m'a fait mourir de rire "Tu sais, faut pas chercher à comprendre, on est un peu con nous les hommes, quand on a bu trop de canons !"


LA SUITE C'EST ICI :-)

Par Célia - Publié dans : Ma vie au jour le jour
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